Vos finances au quotidien

Et si vous arrêtiez de travailler dès demain ?

Et si vous arrêtiez de travailler dès demain ?

On rêve tous, ou presque, d’arrêter de travailler un jour. Mais si on est forcé de le faire à cause d’un accident ou d’une maladie, le rêve peut se transformer en réalité parfois difficile.

Question : seriez-vous en mesure de prendre votre retraite demain matin ? À moins d’être justement à la veille de votre retraite, d’avoir accumulé beaucoup d’épargne ou remporté la loto, il est fort probable que vous n’ayez pas les fonds suffisants.

C’est pourtant la situation devant laquelle se retrouvent des milliers de personnes chaque année au Canada : une retraite forcée, d’une durée parfois inconnue, en raison d’un accident ou d’une maladie. C’est qu’en fait, il existe au moins autant de risque de ne pas pouvoir travailler, à la suite d’un accident ou d’une maladie… que de décéder. Les chiffres suivants en donnent une petite idée.

Quand survivre peut devenir un risque financier


Et le fonds d’urgence ?

Devant cette perspective, la plupart d’entre nous comptent s’en remettre à leur fonds d’urgence – ce coussin de trois à six mois qu’on conseille d’avoir en cas d’imprévu. Il s’agira parfois d’épargne, parfois d’une marge de crédit disponible, souvent d’une combinaison des deux.

La chose se complique cependant lorsqu’il s’agit de couvrir le risque que l’incapacité de travailler se prolonge au-delà de cette période. Peu de personnes, en effet, sont en mesure de faire face à cette situation pendant plusieurs mois, voire des années, sans commencer à piger dans une épargne destinée à d’autres fins, comme leur REER, ou encore de s’endetter lourdement.

Alors, est-il possible de se constituer une stratégie d’urgence à plus long terme ?

Une partie de la solution

Une partie de la réponse pourrait se trouver du côté de certaines solutions d’assurance qui peuvent être utilisées pour générer un revenu de remplacement en cas d’invalidité. Plusieurs de ces produits permettent d’opter pour une assurance qui couvre à la fois les accidents et la maladie, ou pour une assurance qui ne couvrira que les accidents.

Cette dernière option est particulièrement intéressante pour plusieurs personnes qui, pour des raisons de santé, ne pourraient pas obtenir une assurance invalidité plus étendue : elle prévoit en effet des conditions d’admissibilité plus larges et ne tient pas compte de conditions de santé préexistantes qui, autrement, engendreraient un refus, une exclusion ou une surprime. En outre, les personnes qui sont déjà couvertes par une assurance accidents en milieu de travail peuvent choisir une protection couvrant seulement les accidents en dehors du travail. Cela leur permettra d’économiser sur les primes et de gérer à faible coût un risque pourtant très important, puisque, selon le Council for Disability Awareness, 90 % des invalidités ne sont pas reliées au travail.

Enfin, certains de ces produits sont accessibles aux personnes qui travaillent de leur domicile ou dont l’emploi n’est pas à temps plein, ce qui n’est pas toujours le cas pour une assurance invalidité traditionnelle.

Un fonds d’urgence amélioré

Ainsi, une telle solution d’assurance pourrait représenter une sorte de fonds d’urgence à moyen ou long terme qui vous éviterait de puiser dans votre épargne-retraite ou d’avoir recours à l’endettement, si vous étiez forcé de cesser de travailler. Ce genre de produit est assorti de différentes modalités concernant, par exemple, la période de couverture et la période d’attente avant que les indemnités soient versées.

Pour y voir clair, le mieux est de faire le point sur son portefeuille d’assurances avec un conseiller en sécurité financière, et d’évaluer l’ensemble de ses besoins de protection en fonction de sa situation personnelle.