Vos finances au quotidien

Sommes-nous généreux ?

Sommes-nous généreux ?

Globalement, oui. Mais…

À quel point les Canadiens se soucient-ils des moins favorisés et leur viennent-ils en aide ? Les chiffres ont de quoi surprendre.

Selon les dernières statistiques disponibles, en 2010, 47 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont consacré du temps à des œuvres caritatives, pour un total de 2,1 milliards d’heures. En fait, le nombre de bénévoles au pays croît plus rapidement que la population !

Parlons argent

Le portrait se nuance cependant lorsqu’il s’agit d’argent. Voyez :

Payer pour aider


Depuis quelques années, une moins grande portion de la population fait des dons de charité et, en outre, l’ensemble de la population y consacre une portion moindre de son revenu. Pourquoi ? Plusieurs facteurs entrent en jeu, et on peut présumer que la hausse du coût de la vie, la crise de 2009 et l’insécurité économique en font partie.

Pourtant, donner peut prendre beaucoup de sens d’un point de vue financier.

Connaissez-vous vos crédits d’impôt ?

Une contribution à un organisme de bienfaisance admissible, en effet, donne droit à de généreux crédits d’impôt, tant au fédéral qu’au provincial. Mieux : les « premiers donateurs » peuvent réclamer un « super » crédit d’impôt qui vient bonifier leur économie fiscale. Instauré en 2013 par le gouvernement fédéral, celui-ci s’applique aux dons monétaires jusqu'à concurrence de 1 000 $, et ne peut être demandé qu’une fois entre 2013 et 2017.

À titre d’exemple, un contribuable de l’Ontario qui a fait un premier don admissible de 1 000 $ en 2014 aura droit à un crédit d’impôt total de 611 $ sur sa prochaine déclaration de revenus, et son généreux don ne lui coûtera donc que 389 $.

Intrigué ? L’Agence du revenu du Canada offre sur son site web une information détaillée et des outils qui vous permettent d’évaluer votre propre crédit d’impôt selon le montant du don et votre province de résidence.

Planifier ses dons

Plusieurs autres faits demeurent méconnus à propos des dons de charité. Par exemple, savez-vous que vous pouvez reporter votre réclamation pendant cinq ans ? Savez-vous que vous pouvez aussi regrouper sur une même déclaration vos dons et ceux de votre conjoint(e) ? Comme les taux applicables augmentent avec le montant du don, vous pourriez trouver avantageux de reporter ou regrouper vos montants pour maximiser votre économie d’impôt.

Mieux encore : il vous est également possible de faire votre don sous une autre forme qu’en espèces, ce qui présente d’autres avantages. Par exemple, si un don admissible est fait sous la forme de titres cotés en Bourse, de parts de certains fonds communs de placement ou de participation dans certains fonds distincts, le gain en capital réalisé sur la cession de cet investissement pourrait être entièrement libre d’impôt.

Au lieu de vendre des placements pour effectuer un don en argent, on peut donc donner les placements eux-mêmes, ce qui se traduit par un don plus élevé pour l’organisme et un crédit d’impôt plus grand pour le donateur.

Il existe donc plus d’une façon d’être généreux… Et certaines d’entre elles peuvent être particulièrement attrayantes à l’intérieur d’une stratégie bien planifiée !