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Comment éduquer ses enfants à l’argent ?

Comment éduquer ses enfants à l’argent ?

L’été n’est pas encore terminé que, déjà, les parents songent à la rentrée scolaire. Et si ce tourbillon d’achats imposés devenait l’occasion d’initier ses enfants à certaines notions de finances personnelles ?

Statistique Canada n’a pas pris de vacances cet été, et elle a mené sa deuxième Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF) des Canadiens. On en ignore encore les résultats, mais ceux de l’édition précédente (2009) révèlent que les Canadiens ont pas mal de devoirs à faire pour obtenir la note de passage sur plusieurs aspects de leurs finances personnelles. Voyez :

Réponse à L'ECCF


De toute évidence, il semble y avoir eu des lacunes dans notre éducation financière passée ! Cependant, il n’est pas peut-être trop tard pour renverser la vapeur en initiant la prochaine génération aux questions d’argent le plus tôt possible. Mais comment procéder ?

Des apprentissages pour chaque âge

Le web regorge de ressources pour guider les parents dans l’enseignement des choses financières à leurs enfants. Voici une compilation non exhaustive de notions et d’activités qui conviennent à différents groupes d’âge :

3 à 5 ans

De 3 à 5 ans
Dans ses premières années, l’enfant peut…
-  manipuler des pièces pour apprendre à les distinguer ;
-  conserver sa collection de sous dans un bocal ou une tirelire ;
-  participer aux achats, par exemple en remettant lui-même les sous au caissier ;
-  apprendre par le jeu (boulier, caisse enregistreuse jouet, etc.).

6 à 11 ans

De 6 à 11 ans
On commence à être sérieux ! L’enfant peut désormais…
-  recevoir de l’argent de poche ;
-  graduellement apprendre à gérer son argent et se familiariser avec l’épargne à court terme ;
-  conserver ses pièces dans une tirelire graduée pour s’encourager à atteindre ses objectifs ;
-  sous la supervision des parents, apprendre à gérer un premier compte d’épargne à court terme dans une institution bancaire.

12 à 15 ans

De 12 à 15 ans
Parmi tous les plaisirs de l’adolescence, votre enfant pourrait désormais…
-  recevoir de votre part une allocation sur une base régulière ;
-  comprendre la notion d’intérêt ;
-  gérer plus d’un compte bancaire : un premier pour les dépenses à court terme (au plus 75 % des revenus), un pour l’épargne à long terme (20 % des revenus) et un dernier pour les imprévus ou même pour les dons (5 % des revenus) ;
-  se voir confier la gestion d’un budget, comme celui de ses sorties.

16 à 18 ans

De 16 à 18 ans
Le jeune, qui est en âge de travailler, pourrait à l’avenir…
-  se tourner vers l’extérieur pour assurer ses revenus ;
-  se fixer des objectifs d’épargne importants, par exemple en vue d’obtenir son permis de conduire ;
-  produire ses premières déclarations de revenus : à défaut de payer de l’impôt, il commencera à accumuler de précieuses marges de cotisation REER et découvrira l’épargne-retraite ;
-  être tenu au courant des REEE que vous avez mis en place pour lui.

La rentrée : une occasion en or

Qui dit rentrée, dit magasinage, choix, achats, … autant d’opérations auxquelles le jeune peut s’exercer. On recommande souvent de l’amener à comparer les prix entre eux ou à tenir la liste des articles à trouver. S’il sait déjà additionner et soustraire, vous pouvez lui confier une calculette et lui demander de veiller à ce que le panier d’articles choisis ne dépasse pas le budget ; vous pourrez le guider ensuite dans les choix à faire pour respecter le montant prévu.

La rentrée est également le temps de penser à la planification des repas, du service de garde, du transport… Et si vous permettiez à votre jeune d’observer vos calculs ? S’il est ado, il pourrait même se voir confier une partie du budget, par exemple celui de ses repas à la cafétéria ou de ses sorties scolaires.

Bref, les idées ne manquent pas pour aider votre enfant à se familiariser, à la mesure de ses capacités, avec la réalité des finances personnelles : dans ce domaine, les connaissances, les compétences et même la confiance s’acquièrent souvent par l’expérience.

Avec un peu de chance, peut-être l’enquête sur les capacités financières des Canadiens, en 2029, donnera-t-elle à nos enfants une meilleure note que celle des générations précédentes !