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Un été sans se ruiner

Un été sans se ruiner

Avril, mai… Juin. Le temps d’un clin d’œil, vos enfants seront déjà en vacances. Mais pas votre budget ! Camp d'été, camp de jour, voyages, sorties… Peut-on garder le contrôle ?

Ah, les vacances ! Le repos. La détente. Et la marge de crédit. En fait, plusieurs études montrent que, pour les finances personnelles, la saison estivale peut parfois être une source de stress presque aussi intense que l’année scolaire. Selon un sondage réalisé au début de l’été dernier pour une institution financière canadienne, les Canadiens consacreraient, en moyenne, plus de 7 000 $ chaque année à leurs dépenses proprement estivales.

Dépenses estivales des canadiens


Les camps : au cœur de l’été familial

Cependant, ces sommes n’incluent pas les camps de vacances… Et, si, comme des milliers de parents, vous êtes présentement dans le dernier bout droit pour réserver ceux de vos enfants pour cet été, vous savez que la facture peut grimper rapidement. Par exemple, des camps avec nuitée peuvent représenter jusqu’à 150 $ par jour pour l’hébergement, les repas, les activités et l’animation. Vous avez deux enfants ? Une petite semaine pourrait vous coûter dans les 1 500 $.

En réalité, une visite sur le site de l’Association des camps du Canada (ACC), qui regroupe quelque 800 camps de jour, de vacances, généralistes et spécialisés, permet de repérer des camps pour toutes les bourses dans la majorité des provinces.

Des moyens pour économiser

Premier truc pour économiser, donc : il pourrait valoir la peine d’investir quelques soirées et week-ends, dès maintenant, pour comparer les offres et les prix.

Deuxième truc qui pourrait s’avérer avantageux : réclamer tous les crédits d’impôt fédéraux et provinciaux auxquels vous pourriez être admissible. Il en existe pour encourager la condition physique des enfants aussi bien que leurs activités artistiques. Les crédits disponibles, leurs critères d’admissibilité et leur importance varient selon les juridictions. Les responsables des camps peuvent généralement vous renseigner sur le sujet et vous guider vers les bonnes sources d’information sur Internet.

Enfin, plusieurs camps offrent des programmes d’aide financière aux parents aux revenus modestes. Dans certains cas, ce sont les camps eux-mêmes qui financent ces programmes alors que, dans d’autres cas, il s’agit d’initiatives émanant de ministères provinciaux, d’organismes du réseau de la santé ou d’organismes communautaires. Avant de mettre définitivement une croix sur un camp qui semblerait trop cher au premier coup d’œil, il pourrait donc valoir le coup de s’informer sur ce type d’arrangements.

Un investissement davantage qu’une dépense

Chose certaine, les camps de vacances font désormais partie du « programme officiel de l’été » de milliers de familles canadiennes. Et pour cause ! La recherche scientifique tend à prouver que, entre autres bénéfices, les enfants qui ont vécu l’expérience des camps se font plus facilement des amis, voient leur autonomie et leur confiance augmenter et se montrent plus enclins à l’activité physique.

Quelques bénéfices à fréquenter un camp de vacances


Il semblerait donc qu’un camp puisse être un excellent investissement dans le mieux-être futur d’un enfant, quitte, peut-être, à trouver des façons imaginatives de réduire le coût de certaines autres dépenses estivales. Par exemple : privilégier une destination voyage locale, défrayer une partie du voyage grâce aux points cumulés sur un programme de fidélité, partager une location d’été avec une autre famille  Les possibilités sont nombreuses.

Bref, en matière de vacances, à chacun de  choisir son camp.