Vos finances au quotidien

La face cachée de la liberté

La face cachée de la liberté

Qui ne rêve pas de devenir son propre patron ? Vous-même, peut-être ! Voici donc une petite visite guidée dans le monde excitant – mais exigeant – du travail autonome.

Un sur six !

C’est le nombre de personnes actives qui, au Canada, ont déclaré tirer un revenu du travail autonome au début de la présente décennie. Statistique Canada estime en effet que pas moins de 2,7 millions de personnes étaient alors « à leur compte » sous une forme ou une autre. Mais qu’est-ce qui attire autant de gens vers ce choix professionnel ?

L’appel de la liberté ?

Réponse : sans aucun doute la perspective de choisir ses contrats, d’établir ses honoraires, de contrôler son horaire, de concilier travail et famille… Mais peut-être aussi, plus concrètement, la conjoncture économique.

Autonome par choix ou par nécessité ?


Comme le suggère ce tableau, la croissance du travail autonome semble parfois, en partie du moins, le miroir inversé de ce qui se passe dans le marché de l’emploi : en l’espace d’une année seulement, à la fin de la dernière décennie, le nombre de travailleurs autonomes a grimpé de pas moins de 4,3 % – mais on peut présumer que c’est en partie parce que le nombre de salariés, lui, encaissait une baisse de 3,3 %.

Faire un choix éclairé

Il est donc probable que certaines personnes optent pour le travail autonome parce que les perspectives d’emploi sont limitées, alors que d’autres réalisent le rêve d’une vie. Quelle que soit votre propre situation, il y a cependant quatre grandes réalités que vous pourriez avoir intérêt à considérer.

Quelles sont les chances de succès ?

Sélection naturelle ?


La maxime dit que « c’est la première année qui est la plus difficile »… mais les chiffres montrent que les choses ont plutôt tendance à se compliquer avec les années. Environ la moitié des gens qui se lancent en affaires ne le sont plus après la cinquième année. Il pourrait donc être important d’avoir un plan B en tout temps.

Plus payant ?

Trois réalités distinctes


Selon Statistique Canada, le revenu familial des travailleurs autonomes a tendance à être inférieur à celui des salariés s’ils se contentent d’être à leur compte, mais supérieur s’ils fondent une société, donc deviennent chefs d’une petite entreprise. La société permet aussi de séparer la situation personnelle de la situation professionnelle et d’envisager des options avantageuses du point de vue fiscal.

Si bien chez soi !
Plusieurs personnes qui se lancent à leur compte le font pour concilier la famille et le travail, par exemple en étant plus présentes pour les enfants durant la semaine – et plusieurs le réussissent avec brio. Il faut savoir cependant que cette situation mène aussi parfois à un sentiment d’isolement et à une baisse de la productivité – raison pour laquelle des entreprises comme Yahoo! ont récemment mis fin au télétravail.

Penser sécurité et patrimoine
Comme leurs revenus sont plus susceptibles de fluctuer et qu’ils n’ont pas les mêmes bénéfices marginaux que les salariés, les travailleurs autonomes ont intérêt à faire preuve de discipline en matière de sécurité financière. Épargner en vue de la retraite demeure un incontournable, mais constituer un fonds d’urgence et se doter d’assurances générant un revenu ou un capital en cas de problèmes de santé pourraient l’être tout autant.

Tous les bénéfices, tout le risque

Au fond, il semble bien que la réalité du travailleur autonome soit celle de tout entrepreneur, quel qu’il soit : plus de bénéfices potentiels à tous les niveaux mais, en retour, plus de risques à gérer.

Vous sentez-vous le cran de tenter l’aventure ? Alors une dernière idée à considérer : s’entourer très tôt de bons conseillers est un investissement qui pourrait faire une grande différence et permettre de passer avec succès le fameux cap des cinq ans.