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Quel avenir pour notre système de santé ?

Quel avenir pour notre système de santé ?

Un peu partout dans le monde, les économistes commencent à s’interroger sur la viabilité à long terme de nos systèmes de santé. Qu’en est-il au Canada – et que pouvons-nous faire ?

Difficile d’ignorer des signaux lorsqu’ils se font aussi nombreux et proviennent de plusieurs sources différentes. En septembre dernier, l’Institut canadien des actuaires et la Society of Actuaries rendaient publique une étude selon laquelle le système canadien de santé ne serait pas financièrement viable, dans sa forme actuelle, sur une période de 25 ans.

L’étude précise en fait que, en supposant qu’aucune mesure gouvernementale ne soit prise, les dépenses des provinces et des territoires en soins de santé passeront de 44 % de l’ensemble de leurs revenus, à l’heure actuelle  à plus de 100 % en 2037. Au mieux, avec des mesures appropriées, la santé accaparera plus des deux tiers de l’ensemble de leurs revenus.

Mais pourquoi donc ? Le graphique suivant en donne une idée :

À quoi attribuer la hausse des frais hospitaliers ?


Plus nombreux. Plus vieux.

En clair, les Canadiens seront plus nombreux à requérir des soins de santé, probablement parce qu’ils seront aussi plus nombreux à être plus vieux. Selon Statistique Canada, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population canadienne est passée de 8 % à 14 % entre 1971 et 2011, et on prévoit qu’elle passera à près de 25 % dès 2036. Lorsqu'on considère en outre, comme le montrait le diagramme infographique publié dans Actualis en août dernier, que même si l'espérance de vie augmente sans cesse, les dernières années qui s’ajoutent ne sont pas toutes synonymes de santé, on a une idée du défi qui attend nos finances publiques.

Les chiffres de l’Institut canadien d’information sur la santé confirment d’ailleurs sans ambiguïté que le coût des soins est en lien direct avec l’âge de la population :

Dépenses horpitalières par habitant au Canada


Les Canadiens inquiets ?

En fait, il semble bien que les Canadiens soient conscients de la situation. Une étude de l’Association médicale canadienne publiée à la fin de l’été révèle que 77 % des citoyens s’inquiètent de ne pas avoir accès à des soins de santé ou des soins à domicile adéquats lorsque le besoin s’en fera sentir.

Consolation : ils ne sont pas les seuls ! Un autre rapport, celui-là de KPMG International, révèle que le financement des soins de longue durée deviendra rapidement un enjeu majeur pour la majorité des pays de l’OCDE. Les auteurs citent les chiffres du Global Health Policy Summit, qui estime que le ratio du nombre de personnes actives pour chaque personne retraitée passera de 8,5 en 2012… à 3,9 en 2050. Il pourrait donc y avoir de moins en moins de personnes pour financer les soins de personnes de plus en plus nombreuses.

Vous avez dit : quadrature du cercle ?

Des raisons d’être optimiste

L’importance de l’enjeu en termes de politiques publiques est considérable. Mais c’est probablement aussi dans ce contexte qu’il faut replacer l’émergence de nouvelles solutions d’assurance qui permettent aux individus de prendre en main la situation – en partie du moins – au niveau individuel. De tels produits leur permettent en effet de dégager un capital ou un flux de revenu, advenant qu’ils soient confrontés à une maladie grave ou aient besoin d’aide pour rester autonomes.

Les sociétés qui offrent ces produits estiment qu’ils pourraient bien permettre à plusieurs de regarder au-delà des chiffres alarmants et d’être optimistes face à l’avenir – tout en faisant leur part pour alléger la pression croissante que représente le coût de soins de santé.

Un sujet à aborder avec votre conseiller en sécurité financière ?