Vos finances au quotidien

Vivre vieux et en santé…

Vivre vieux et en santé…

Si seulement c’était toujours possible ! Mais il semble que nous serons nombreux à ne pas vieillir en grande forme. Un phénomène qui pourrait nous coûter cher… Heureusement, des solutions commencent à apparaître.

Quelle manchette ! En mai dernier, le National Geographic faisait sa couverture avec un joli bébé… en annonçant que celui-ci vivrait 120 ans. Mais ce n’était rien. Le Newsweek du 24 juillet cite quant à lui un chercheur estimant que le premier Américain qui atteindra l’âge de 150 ans est dans la trentaine aujourd’hui.

Les chiffres de 120 ou 150 font image mais, comme l’illustre notre infographique du mois dernier, les médias ne font que refléter une réalité indéniable : la spectaculaire augmentation de notre espérance de vie. Une réalité qui, pour ce qui est des finances personnelles, soulève bien des questions. Après tout, ces années de plus représentent beaucoup de factures à payer…

Surtout quand la santé n’est pas au rendez-vous.

Vieillir peut coûter cher

En fait, le Conseil sur le vieillissement estime que 43 % des personnes de plus de 65 ans auront besoin de soins prolongés. C’est une situation que beaucoup de ménages plus jeunes connaissent déjà : selon la Coalition des aidants naturels, plus du tiers des Canadiens de 45 ans et plus prodiguent des soins à une personne âgée. Ces « aidants naturels » fourniraient jusqu’à 80 % des soins, ce qui les force à d’importants sacrifices professionnels et financiers.

Soudain, plusieurs commencent à se dire que s’en remettre à leurs enfants en cas de problème d’autonomie n’est pas la solution qu’ils souhaitent pour eux-mêmes. Malheureusement, obtenir de l’aide externe peut coûter très cher, et une épargne personnelle ne peut pas survivre très longtemps à une telle ponction.

Avoir besoin d'aide coûte cher... pour les autres


Assurer sa vie et son autonomie

Au niveau collectif, plusieurs groupes de travail commencent à sensibiliser les gouvernements à cet enjeu financier. Mais il faut savoir que les régimes publics ne couvrent toujours pas, ou si peu, le coût des soins à prodiguer à une personne qui devient moins autonome avec l’âge.

Au niveau personnel, cependant, des solutions concrètes apparaissent de plus en plus. C’est le cas de nouveaux produits d’assurance axés sur le cycle de vie de la personne, qui combinent des protections qui se déclenchent à différents moments de l’existence.

Par exemple, ce nouveau type d’assurance combinera :

  • une assurance vie permanente, qui procurera un capital non imposable aux survivants en cas de décès ;
    et
  • une assurance autonomie, qui générera une rente mensuelle non imposable après l’âge de 65 ans, advenant que la personne requière de l’assistance pour prendre soin d’elle-même : cette rente viendra alléger grandement le fardeau des proches aidants en permettant le recours à des ressources rémunérées, l’achat d’appareils spécialisés et d’autres dépenses.

Comment ça marche

Typiquement, une telle assurance vie « option autonomie » procurera une rente mensuelle équivalant à 1 % du montant de la police pendant un maximum de 100 mois, si la personne a besoin d’aide pour prendre soin d’elle-même. Durant cette période, le volet vie demeure cependant en vigueur, assurant aux survivants le solde de la valeur de la police. Si la rente a épuisé la valeur totale de la police, les bénéficiaires auront néanmoins droit à une indemnité équivalant à 25 % de cette valeur.

En somme, c’est une assurance qui permet de protéger les siens et soi-même.

L'assurance vie option autonomie : un exemple


Est-ce pour moi ?

On entendra de plus en plus parler de ces nouvelles approches dans le futur. On s’attend à ce qu’un grand nombre de personnes s’y montrent intéressées, en particulier celles qui, dans la quarantaine ou la cinquantaine, commencent à prendre conscience, avec leurs propres parents, de toute la portée financière du vieillissement.

Pour évaluer l’intérêt de ce type de protection, on aura cependant avantage à faire une analyse détaillée de ses propres besoins avec son conseiller en sécurité financière.