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L’été de tous les dangers

L’été de tous les dangers

Simple impression ? On dirait que nos étés nous apportent immanquablement leur lot d’inondations, de feux de forêt, et d’accidents qui bouleversent des communautés entières. Et l’été 2013 ne fait pas exception.

Alors que nous abordons les dernières semaines de la belle saison, nos pensées vont aux collectivités de Calgary, de Lac-Mégantic et des autres régions du Canada à qui la nature ou la négligence humaine sont venues voler l’essentiel de leur été en dévastant leurs résidences et détruisant leurs biens, parfois même en les privant à jamais de personnes chères.

De telles crises créent des situations où se mélangent la peine, l’impuissance et l’incertitude financière. Et pour ceux qui ont eu la chance de ne pas être touchés, elles fournissent une occasion de se demander : et moi, si ça m’arrivait, serais-je prêt à y faire face?

Pas seulement aux autres

Les désastres revêtent un caractère exceptionnel. Mais sont-ils vraiment l’exception ? Un survol non scientifique de quelques catastrophes à avoir frappé le pays ces 20 dernières années permet de croire, au contraire, que plus de gens qu’on ne le croit sont frappés chaque année.

D'une épreuse à l'autre


Agir avant la tempête

Si on ne peut éliminer ce type de risque, on peut cependant essayer de le circonscrire. Quelques mesures préventives, en effet, pourraient permettre d’atténuer le choc, advenant un événement désastreux… En voici un aperçu.

  • Avoir un fonds d'urgence
    Si un désastre devait vous priver de travail ou de votre résidence pendant un certain temps, un coussin financier revêtirait aussitôt une valeur inestimable. Les planificateurs financiers recommandent généralement d’avoir en tout temps l’équivalent d’au moins trois mois de salaire en placements liquides.
  • Réviser son portefeuille d’assurance
    Il s’agit ici de penser non seulement à ses biens, mais aussi à la sécurité financière des survivants si la tragédie devait frapper l’un des membres de la famille. En ce qui concerne les biens, plusieurs croient à tort que toute assurance habitation comporte une protection contre les désastres naturels. En réalité, ceux-ci en sont souvent exclus, notamment dans les zones à risque. Par ailleurs, un récent sondage de J.D. Power and Associates révèle que seulement un assuré canadien sur trois dispose d’une protection couvrant les risques d’inondation. Pour les tremblements de terre, ce pourcentage baisse à 22 %. En ce qui concerne la sécurité financière, il s’agit en particulier de s’assurer qu’un capital deviendra disponible pour les survivants si la personne qui procurait les revenus au ménage devait disparaître subitement.
  • Dresser un inventaire
    Advenant la perte de vos biens, une liste dressée préalablement (idéalement avec photos) vous facilitera la tâche lorsque vous ferez vos réclamations à votre compagnie d’assurance.
  • Garder en sûreté ses documents importants
    En période de crise, les formalités administratives peuvent carrément devenir un malheur de plus. Pour l’atténuer, il est recommandé de conserver à l’extérieur de la maison des copies de ses documents importants : extraits de naissance, permis, actes de vente, contrats d'hypothèque, dernières déclarations de revenus, preuves d'assurance, etc. Ces archives peuvent être en format papier, gravées sur un CD, voire entreposées dans un nuage informatique, ce qui est de plus en plus facile avec les multiples applications à cet effet.
  • Constituer un kit « prêt à emporter »
    Lorsqu’on est forcé d’évacuer sa maison, c’est souvent dans l’urgence et la confusion. Il vaut mieux identifier dès maintenant ce qui devrait absolument être sauvé si vous deviez quitter la maison en toute vitesse. Certaines personnes voudront même garder dans une boîte facile à transporter leurs biens et documents les plus précieux : souvenirs, prescriptions de médicaments, papiers officiels et autres.

Toutes ces mesures préventives demandent une discipline, mais elles peuvent faire une grande différence lorsque survient l’inimaginable. Sans compter qu’elles peuvent aussi atténuer le fardeau des personnes qui viendront nous prêter main-forte.

Au fait, quand avez-vous révisé vos assurances pour la dernière fois ?