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Combien ça coûte ?

Combien ça coûte ?

Combien nous coûtent nos biens ? Parfois beaucoup plus que nous ne le pensons ! Alors si vous avez pris la résolution de mieux contrôler vos dépenses après les fêtes, lisez ceci pour mieux mesurer la nature du défi…

Déjà la fin janvier, mais les fêtes de fin d’année ont laissé des traces : gadgets électroniques, vêtements, articles de cuisine, livres… Nous voici propriétaires d’encore plus d’objets. Peut-être ne nous ont-ils rien coûté, mais cela ne veut pas dire que les posséder n’a pas lui-même un coût. C’est ce que les spécialistes en finances personnelles appellent le « coût total de possession ».

Et savez-vous ? Ce coût peut être plutôt surprenant.

Possédons-nous… ou sommes-nous possédés ?

Le « coût total de possession » regroupe ce qu’il faut débourser, une fois qu’on a acquis des biens, pour les utiliser, les entretenir, les faire réparer, les modifier, les ranger, les entreposer, les assurer, les déménager et même, dans certains cas, s’en débarrasser.

Voyez, par exemple, le cas de l’automobile :

Ce que coûte vraiment une automobile


Vous avez bien lu : il pourrait vous en coûter près de 42 000 $, en quatre ans, pour posséder votre berline intermédiaire – soit beaucoup plus que ce que suggère le prix de vente. Vous devez avoir une petite berline comme deuxième voiture ? Alors sachez que votre budget annuel de voitures pourrait bien être de  près de 20 000 $.

Une petite spirale inflationniste bien à soi

En fait, ce coût est peut-être plus élevé encore, puisqu’un véhicule vient rarement seul : on a souvent besoin d’un garage et puis, finalement, d’un plus grand garage pour la deuxième voiture. La notion de coût total de possession peut ainsi, rapidement, devenir une spirale, un achat en appelant un autre, qui comporte lui-même son coût de possession.

En fait, tous les biens finissent par générer des coûts par leur simple accumulation. Au premier rang de ceux-ci : le coût de l’espace habitable, qui est de plus en plus prohibitif dans plusieurs villes canadiennes. On choisit habituellement, en effet, d’habiter un logis capable de contenir tous nos articles. Combien de pièces servent à accueillir ces livres qu’on ne lira plus, ces vêtements qu’on garde « juste au cas », ces équipements sportifs désuets ? Ces dizaines, parfois centaines, d’objets inutilisés occupent plus de pieds carrés qu’on ne le croit, et ils nous incitent à opter pour des résidences plus grandes, ce qui se traduit par des coûts de loyer, d’hypothèque, d’assurance, de chauffage, d’éclairage, d’entretien et de taxes substantiels.

D’autres exemples plus anodins ?

  • … faire nettoyer chaque année des vêtements qu’on ne porte pas ;
  • … déménager à grands frais des boîtes entières d’objets inutiles ;
  • … faire entreposer un surplus de meubles encombrants ;
  • … et même acheter un deuxième exemplaire d’un objet qu’on avait oublié qu’on avait déjà.

Se recentrer

Heureusement, il n’est pas nécessaire de vivre avec seulement 100 articles, comme le proposent certains adeptes de la simplicité extrême, pour réduire cette pression qu’exercent les objets sur nos finances personnelles. Un bon moyen est de profiter du début de l’année – période de budget ! – pour procéder à un inventaire détaillé de ses biens. Pour chacun, on évaluera leur utilité réelle sur une échelle de 1 à 100. Comme à l’école, la note de passage est de 60 %…

Bonne réflexion, bon budget annuel… et bon ménage !