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Assurer son enfant, une drôle d’idée ?

Assurer son enfant, une drôle d’idée ?

Il y a souvent de grands oubliés lorsqu’on construit son portefeuille d’assurances : les enfants. À tort ou à raison ?

Les planificateurs financiers considèrent généralement qu’un portefeuille d’assurances solidement construit est au cœur de toute bonne stratégie de sécurité financière. Et les outils ne manquent pas pour bâtir ce portefeuille. De l’assurance vie à l’assurance soins de longue durée, en passant par l’assurance invalidité ou l’assurance maladies graves, un conseiller en sécurité financière dispose d’une panoplie de solutions et d’options pour circonscrire les différents risques à couvrir en fonction de la situation financière de chaque personne.

Certains de ces produits peuvent être achetés pour des enfants… ce qui laisse généralement les parents sceptiques. Assurer son enfant ? Contre quoi, au juste ?

Deux principales approches

Il existe deux principales solutions d’assurance qui peuvent être prises « sur la tête » d’un enfant, comme on dit dans le jargon de l’assurance :

  • l’assurance maladies graves pour enfant
    Le principe de cette assurance est fort simple : sur diagnostic d’une des maladies couvertes par la police, l’assureur verse au(x) parent(s) un montant forfaitaire prévu au contrat. La somme n’est pas liée aux frais médicaux eux-mêmes : le parent peut l’utiliser à sa guise pour faire face aux coûts souvent importants qu’engendre une maladie grave chez un enfant.
  • et l’assurance vie
    Comme toute police d’assurance vie, celle-ci versera un montant forfaitaire au bénéficiaire dans l’éventualité très malheureuse du décès de l’enfant. Différents avenants peuvent aussi être offerts afin de couvrir certaines situations spécifiques.

Deux grands attraits

Il n’est pas rare que les parents aient une réaction de sursaut lorsque l’idée d’assurer un enfant est évoquée pour la première fois. Plusieurs ont même l’impression d’une stratégie plus ou moins saine qui consisterait à vouloir « profiter » du décès ou de la maladie de son enfant. Le rôle du conseiller en sécurité financière est particulièrement important face à une question aussi délicate, car son travail consistera à mettre en lumière les avantages et les limites du produit, et surtout à en mesurer le bien-fondé compte tenu de la situation particulière du ménage.

Règle générale, cependant, on verra deux principales raisons d’opter pour ce genre de produits :

  • protéger la capacité financière des parents
    Une maladie grave peut engendrer des coûts très élevés. Par exemple, il n’est pas rare que l’un des deux parents décide de prendre un congé sans solde pour pouvoir s’occuper de son enfant malade. Et c’est sans compter le coût des soins spécialisés, voire du transport lorsque les traitements ne sont offerts que dans les grands centres. Le montant de la police peut servir à couvrir en tout ou en partie ces dépenses, sans compromettre la capacité des parents à respecter leurs autres obligations financières. Il en va de même du décès, qui occasionne souvent des coûts importants pour la famille.
  • garantir l’assurabilité future
    Une assurance prise alors que la personne est très jeune peut lui garantir le maintien de son assurabilité à l’âge adulte, sans égard à des problèmes de santé qui auraient pu survenir entre-temps. Elle peut permettre aussi de « geler » des taux plus avantageux que si l’assurance était prise à l’âge adulte seulement.

Chaque ménage est unique

Cela dit, comme pour toute question en matière de finances personnelles, il n’existe pas de solution universelle, et un plan financier comporte plusieurs autres volets complémentaires au portefeuille d’assurances comme tel – raison pour laquelle la naissance d’un enfant ou les étapes importantes dans la vie des enfants sont autant de bonnes raisons de mettre à jour sa stratégie !