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Vivre vieux et mourir fauché ?

Il y a d’autres options.

Une étude menée par l’Institut canadien des actuaires1 révèle qu’entre 30 et 50 % du coût total que représente une personne pour le système de santé survient dans les six derniers mois de sa vie. Renversant, non ? Mais ce n’est pas tout : il y a aussi des implications personnelles à cette réalité.

Car c’est un fait : non seulement la population vieillit-elle, mais de plus en plus de gens vivent plus longtemps et avec des maladies chroniques qui s’avèrent coûteuses aussi bien pour le système public que pour les finances des personnes affectées. Certes, nous préférerions tous mourir subitement et sans douleur... Mais cela devient de moins en moins le cas. En réalité, nous serons nombreux à mourir sur une longue période en raison d’une maladie prolongée qui pourrait s’étirer sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Et chaque mois, chaque année, nous, aussi bien que le système de santé, devrons faire face aux frais afférents.

Des choix coûteux
Sans planification adéquate, cette période pourrait rapidement gruger toutes les économies d’une personne, la limitant considérablement dans ses choix. Voici quelques points à considérer au moment de « planifier l’inévitable ».

  • La plupart des gens préfèrent vivre chez eux le plus longtemps possible, et un nombre croissant de personnes choisissent même de mourir à leur domicile. Pour ceux qui souffrent de maladies graves, cela peut signifier l’achat d’équipements spécialisés, l’embauche d’aides ménagers ou le paiement de frais pour des soins médicaux spécialisés.
  • Le conjoint d’une personne malade doit parfois continuer de travailler et les enfants, généralement, ont quitté le nid depuis longtemps… On trouve donc plus difficilement des soignants « bénévoles » pour prêter main-forte. 
  • Les maisons de santé privées peuvent fournir d’excellents soins mais s’avèrent aussi très coûteuses. En outre, votre condition pourrait nécessiter un séjour dans un centre spécialisé, option qui risque également de coûter cher.   
  • Dans la plupart des maisons de santé ou centres de soins infirmiers, la capacité de payer peut faire la différence entre vivre dans une salle commune et bénéficier d’une chambre privée et d’un certain confort matériel.
  • Enfin, avec les temps d’attente prolongés dans le système public, certains services privés peuvent s’avérer plus rapides d’accès et plus efficaces, et contribuer largement à l’amélioration de la qualité de vie. 

Se préparer pour demain
Dans toutes ces situations, bénéficier de certains fonds est essentiel. Heureusement, une planification financière adéquate peut aider à relever en partie ce défi. Il existe notamment de nombreux produits d’assurance, par exemple l’assurance soins de longue durée et l’assurance maladies graves. On peut également tenir compte de ses besoins de santé futurs au moment de planifier sa stratégie d’épargne-retraite. Évidemment, compter sur un conseiller en sécurité financière aguerri peut rendre ce travail beaucoup plus facile.

Enfin, tous les experts s’accordent sur un point : mettre de l’ordre dans ses papiers – incluant la désignation d’une personne pour s’occuper de ses affaires  si on n’est plus capable de le faire et avoir un testament à jour – est également une partie essentielle d’une bonne planification financière... Du moins, si l’on veut finir ses jours dans des conditions décentes et confortables !

1 “Health care in Canada: the impact of population aging.” (Les soins de santé au Canada : impact du vieillissement de la population).  21 mars  2001.