Vos finances au quotidien

Après les excès…

Après les excès…

… les résolutions ! Que nous disent les statistiques sur les bonnes intentions et les priorités que nous nous donnons au début de chaque année ?

Saviez-vous que la tradition de prendre des résolutions en début d’année pourrait remonter jusqu’au vingtième siècle avant notre ère? Selon la légende, les Babyloniens, déjà, formulaient des résolutions, généralement reliées à l’agriculture. Mais aujourd’hui, le retour des fêtes tourne plutôt, le plus souvent, autour des régimes minceur et d’autres considérations liées à la santé.

C’est du moins ce que nous semblent indiquer les réseaux sociaux :

#Résolutions2016


Si ce portrait vous est familier, peut-être vous demandez-vous pourquoi les mêmes résolutions reviennent s’imposer à nous, année en année…

Probablement, nous disent les statistiques, parce que nous avons bien du mal à les tenir.

Plus facile à dire qu’à faire

D’après une étude1 réalisée au Royaume-Uni auprès d’environ 700 participants, 78 % des gens qui prennent des résolutions du Nouvel An ne réussissent pas à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés. L’Université Scranton, aux États-Unis, évalue quant elle à 45 % la part de la population américaine qui prend habituellement des résolutions du Nouvel An, et à seulement 8 % la proportion de ceux qui atteignent leur but2.

Plus près de nous, Radio-Canada rapportait, en 2014, qu’environ 80 % des nouveaux abonnés de janvier, dans les centres de conditionnement physique, abandonnent leur entraînement dès le mois de mars.

Pareil pour les sous

Quant aux résolutions financières, les chiffres semblent indiquer la même tendance. Selon un sondage annuel effectué par la firme Angus Reid pour une grande institution financière canadienne, la résolution d’un Canadien sur quatre (26 %), à la fin de 2015, était de rembourser ses dettes. Cette priorité passerait bien avant « joindre les deux bouts » (18 %), « épargner pour la retraite » (8 %), « bâtir un portefeuille de placements » (7 %) et « se constituer un fonds d’urgence » (4 %).

Or, bien que cette priorité soit réitérée chaque année, le taux d’endettement des ménages canadiens par rapport au revenu disponible ne cesse de grimper, et il s’élevait à 163,7 % au troisième trimestre de 2015. C’est une hausse de 1 % par rapport au trimestre précédent.

Que faire ?

Comme on peut le voir, il semble extrêmement difficile de changer ses habitudes – et donc d’être fidèle à ses résolutions qui, par définition, consistent à changer son comportement. Par chance, les chercheurs britanniques3 ont identifié quelques clés qui pourraient nous aider à progresser dans la bonne direction :

  • Oublier janvier
    Nos résolutions du Nouvel An pourraient avoir plus de chances de tenir le coup… si nous les prenions à d’autres moments qu’au jour de l’an ! La raison est bien simple : les prétextes extérieurs (comme une date, une saison) passent et emportent avec eux les bonnes intentions. Mais les motivations personnelles, lorsqu’elles sont claires, demeurent.
  • Impliquer les autres
    Prendre ses proches à témoin et en faire des alliés serait un autre facteur de succès. Quitte à publier ses résolutions sur les réseaux sociaux !
  • Manger son éléphant une bouchée à la fois
    Se concentrer sur plusieurs petits objectifs précis plutôt qu’un seul objectif ambitieux pourrait nous aider à rester motivés.
  • Rester réaliste
    Pour éviter le découragement, mieux vaudrait s’en tenir à ce qui est réellement possible. Rembourser toutes ses dettes avant la fin de l’année ? Pourquoi pas en trois ans ? Bâtir un portefeuille de placements ? Pourquoi pas débuter avec une mise de fonds minime et des prélèvements automatiques chaque mois ?

On essaie et on s’en reparle dans un an ?



1 Source : www.theguardian.com

2 Source : www.statisticbrain.com

3 Sources : www.theguardian.com/lifeandstyle ; www.theguardian.com/science ; www.theguardian.com/science