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Comment faire ses premiers pas  dans le monde de l’investissement ?

Comment faire ses premiers pas dans le monde de l’investissement ?

Investir : compliqué, dispendieux ? En réalité, c’est peut-être plus facile que vous ne le pensez.

Avec les taux d’intérêt qui demeurent à des niveaux historiquement bas depuis plusieurs années, bon nombre d’épargnants commencent à se demander comment faire croître leur bas de laine pour leurs projets à long terme. Investir ?

Pourquoi pas.

Investissement 101

Pour la majorité des épargnants, le premier contact avec les marchés financiers consistera à acheter des fonds communs de placement. Selon les chiffres de l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC), près de cinq millions de ménages canadiens détiendraient présentement des parts de fonds de placement, pour une valeur de plus de 1 000 milliards de dollars – soit 31 % de leur actif total. En fait, un ménage sur trois investit sur les marchés de cette façon – sans même avoir acheté la moindre action de société.

C’est que les fonds communs présentent trois caractéristiques qui facilitent l’accès aux marchés financiers :

  • Mise de fonds minime
    Dans plusieurs cas, on peut acheter des parts de fonds communs avec une mise de fonds de 500 $. Des prélèvements automatiques peuvent aussi être mis en place, parfois pour aussi peu que 50 $ par mois.
  • Diversification instantanée
    Lorsqu’une personne investit dans un fonds commun, elle obtient des parts de ce fonds, qui est lui-même investi dans différents titres boursiers ou obligataires. Ces parts représentent sa participation à tous ces placements. Certains fonds investissent aussi dans plusieurs catégories d’actif, ce qui ajoute à la diversification.
  • Gestion professionnelle
    Les fonds de placement sont pris en charge par des gestionnaires d’actifs qui procèdent aux transactions requises en fonction d’objectifs préétablis, ou encore répliquent directement les indices boursiers.

Dans tous les cas, l’épargnant n’a qu’une décision à prendre : choisir les fonds dans lesquels investir. Dès lors, son investissement profite d’une certaine diversification et est géré professionnellement.

Mais il y a aussi une autre caractéristique des fonds communs qui passe parfois inaperçue : ils pourraient permettre d’investir de façon plus disciplinée.

L’investissement périodique

Lorsqu’on achète des fonds de placement sur une base mensuelle, on met en application un principe connu sous le nom « dollar-cost averaging ». Voici un exemple, à des fins illustratives seulement, qui explique ce principe. Dans ce scénario, on suppose que le fonds a enregistré un rendement de 6 % au cours de l’année.

L'investissement périodique

Comme on peut le voir, une personne qui répartit ses achats sur toute l’année se trouve à le faire à différents prix. Lorsque les cours baissent, elle engrange plus de parts pour le même prix, et lorsque les cours montent, elle en obtient tout simplement moins. La théorie est que, étant donné que les cours fluctuent sans cesse, son coût d’achat moyen pourrait être plus bas que si elle achetait toutes ses parts en une transaction. À tout le moins, la personne risquerait moins d’acheter toutes ses parts au moment où elles sont plus chères.

Pas une panacée, mais…

En fait, certaines études tendent à montrer que l’effet sur le rendement est plus ou moins notable, selon le comportement précis des marchés à la suite de l’investissement. Cependant, l’investissement périodique permettrait aussi de gérer un important facteur : l’émotivité. Personne n’aime voir fondre une grosse somme d’argent juste après l’avoir investie, en raison d’une chute soudaine des marchés. À cet égard, investir chaque mois aiderait à sortir l’émotion de l’équation et transformerait même une baisse des marchés en une opportunité d’acheter automatiquement plus de parts à meilleur prix.

Reste néanmoins une décision importante avant même de mettre en branle cette dynamique : sur quels fonds arrêter son choix et dans quelle proportion ? Comment structurer son propre portefeuille à l’aide d’une variété de fonds communs, en fonction de différents facteurs comme sa situation personnelle, son horizon de placement et sa tolérance au risque ? C’est sans doute la raison pour laquelle, selon un sondage de l’IFIC, pas moins de 85 % des investisseurs achètent leurs fonds de placement avec l’aide d’un conseiller (c’est-à-dire, pour employer le terme exact, d’un représentant en épargne collective).*

Pour en savoir davantage sur les fonds communs de placement :

* Les fonds communs de placement sont distribués par l’entremise de SFL Placements, Cabinet de services financiers.