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Grand-parent… ou grand argentier ?

Grand-parent… ou grand argentier ?

Pour un grand-parent, il peut y avoir plus d’une façon de donner un coup de pouce à sa descendance… L’une d’elles peut même lui survivre très, très longtemps.

Si vous êtes l’un des 7,1 millions de grands-parents que compte le Canada, peut-être souhaitez-vous être très présent auprès de vos petits-enfants en cette rentrée scolaire. Le cas échéant, vous ne serez pas seul !

Un fier coup de main


Avec une moyenne de 4,2 petits-enfants par grand-parent au Canada, on imagine cependant qu’il peut devenir difficile, pour l’actuelle génération de grands-parents, de voir aux besoins de toute sa descendance – même avec beaucoup de temps libre et avec un actif financier confortable.

Responsabilité multigénérationnelle

En fait, grâce à l’augmentation de l’espérance de vie, il n’est plus rare de voir quatre générations réunies autour d’une même table pour les fêtes. Celle des baby-boomers, qui a généralement entre 55 et 70 ans aujourd’hui, se retrouve ainsi dans une position particulière, prise entre ses parents vieillissants, ses enfants jeunes adultes et ses petits-enfants.

Plusieurs réalisent donc que leur plan de retraite doit être révisé en fonction de cette nouvelle réalité, et en particulier en fonction de l’aide qu’ils doivent apporter à leurs parents en perte d’autonomie, si ceux-ci n’avaient pas d’assurance soins de longue durée.

Mais alors, et les petits-enfants dans ce contexte ?

Le cadeau du savoir

Il existe un moyen original, et parfois méconnu, d’être un « grand-parent gâteau » pour ses petits-enfants : cotiser un régime enregistré d’épargne-études (REEE) à leur intention. Cela ne génère pas nécessairement de grands sourires autour de l’arbre de Noël mais, si l’on considère l’avenir à long terme de l’enfant, peu de cadeaux peuvent rivaliser avec le REEE.

Le principe est simple : on dépose chaque année une somme relativement modeste et, grâce au levier des subventions et du rendement composé à l’abri de l’impôt si les marchés sont favorables, cet argent peut se transformer en un actif intéressant qui sera utilisé par l’enfant pour ses études postsecondaires.

On croit parfois qu’il revient aux parents de mettre en place un tel régime. En fait, presque toute personne dans la famille peut souscrire un REEE et mettre la main à la pâte : les parents, les grands-parents et même les oncles et les tantes.

Effet de levier durable

Voici un rappel des règles de base du REEE :

  • vous cotisez chaque année le montant de votre choix au REEE de l’enfant, jusqu’à concurrence de 50 000 $ sur la durée de vie du régime ;
  • cette cotisation ne vous procure pas de déduction d’impôt ; en revanche, elle procure au REEE des subventions gouvernementales, dont la principale est la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), qui représente 20 % du montant cotisé (jusqu’à concurrence de 500 $ de subvention par année et de 7 200 $ sur la durée de vie du régime) ; certaines provinces subventionnent aussi le REEE : c’est le cas du Québec, par exemple, dont l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) peut atteindre 250 $ par année et 3 600 $ sur la durée de vie du régime ;
  • l’ensemble de cet argent est à l’abri de l’impôt tant qu’il reste dans le REEE ;
  • lorsque l’enfant s’inscrit à un programme d’études postsecondaires admissible, il peut commencer à retirer des sommes chaque année pour subvenir à ses besoins, selon des modalités préétablies.

L’utilisation du REEE est souple mais soumise à plusieurs règles qui sont détaillées sur le site du gouvernement du Canada. Elle peut se prêter aussi à différentes approches d’épargne et d’investissement. C’est pourquoi on recommande généralement de consulter son conseiller en sécurité financière ou son représentant en épargne collective pour mettre en place une solide stratégie REEE.

 

Les sources suivantes ont été utilisées dans la rédaction de cet article.
Actualis, « Étudier sans s’endetter: possible? », octobre 2014.
Actualis, « Spécial rentrée: épargne 101 », septembre 2015.
Les Affaires, « 1001 façons de donner de l’argent en cadeau », 3 décembre 2014 ; « Mettez un REEE dans les bas de Noël! », 23 novembre 2014 ; « Le REEE et le spectre de l’impôt spécial », 3 juin 2014.
Desjardins Gestion de patrimoine, « Régime enregistré d’épargne-études », 2016.
Le Devoir, « La « génération sandwich » se sent coincée entre les besoins des enfants et des parents », 13 août 2014.
Finance et investissement, « Prêt REEE : emprunter pour profiter des subventions », 13 octobre 2016 ; « REEE : le risque de la cotisation des grands-parents », 14 juin 2012.
The Globe and Mail, « Calling all grandparents : RESPs are for you, too », 16 février 2017.
Gouvernement du Canada, « Régime enregistré d’épargne-études ».
Institut Vanier de la famille, « Coup d’œil sur les grands-parents au Canada », septembre 2016.
La Presse, « Grands-parents à la rescousse », 2 décembre 2015.
The Wall Street Journal, « Grandparents dans Gift-Giving : How to Set Boundaries With Children », 3 février 2017.

* Les fonds communs de placement sont offerts par l’entremise de représentants en épargne collective rattachés à SFL Placements, Cabinet de services financiers.